Catégorie : Vie du club

  • 2012 un mystère des Echecs enfin résolu

    Amis échéphiles putéoliens,

    Si comme moi, vous suivez l’actualité échiquéenne, vous avez du ressentir ce profond soulagement quand enfin une réponse a pu être apportée à la question suivante :

    Pourquoi quand on arrive au zeitnot le stylo n’écrit plus sur la feuille de partie ? Et qui plus est, pourquoi le stylo de remplacement, que tout bon joueur doit avoir par précaution, n’écrit-il pas non plus ?

    Je dois dire que je fais partie des joueurs à qui cela arrive  et mettre cela sur le comble de la malchance n’est pas satisfaisant.

    Je vais vulgariser la réponse, pour me mettre au niveau du plus grand nombre, en rappelant seulement les grands principes :

    • on écrit de gauche à droite et surtout de bas en haut
    • bien que seul le stylo écrive et donc a un contact avec la feuille, pour avoir une écriture plus ferme, la paume de la main s’appuie sur le papier
    • lors d’une partie, la tension montant, la nervosité fait que l’on transpire, et ce signe de nervosité est transmis à la main
    • la sueur de la main imprègne le papier sur le bas de la feuille
    • et à partir du 25ème coup (pour une main adulte) on ne peut plus écrire sur la partie basse de la feuille, imprégnée de la sueur acide résultant de notre effort

    Comment y remédier ?

    • D’abord un sous-main cartonné et perméable sous la feuille qui permet d’absorber la sudation.
    • Ensuite un petit mouchoir en lin, brodé avec vos initiales, que vous sortirez à partir du 24ème coup, en tamponnant délicatement votre paume droite (pour un droitier bien sûr)
    • Enfin faire comme moi : gagner vos parties en moins de 23 coups

    Bonne année à tous

     

     

  • Fin de campagne sans imagination

    Dernière ronde aujourd’hui.

    Contre mon adversaire (1872), je décide de ne pas prendre de risque et je joue une viennoise. Jouant vite comme lui, j’intervertis deux coups dans l’ouverture et j’obtiens une position plate. Nulle en 20 coups après avoir presque tout échangé.

     

    Alexandre jouait contre un 1499. Alexandre rentre en finale de tour avec un pion de plus. Son adversaire lui dit « C’est nul ». Alexandre lui demande de jouer et paf, il met sa tour en enfilade du roi. Echec et gain….

    J’attends le classement final qui sera publié ce soir mais je ne fais pas mieux que l’an dernier (5 sur 9).

    Alexandre progresse en passant de 4 à 4,5.

    A noter l’excellente organisation de ce tournoi : 210 joueurs, pas trop de bruit dans la salle, des titrés à foison, très accessible en métro et un bistrot à coté pour se prendre une bière quand on termine rapidement…

    A l’année prochaine

     

     

     

     

     

     

  • Un système pour l’égalité des canditats

    Un de mes nombreux lecteurs a insinué dans une réponse à un de mes articles que je pouvais tenter une technique, bien connu des amateurs, pour bien figurer à la fin.

    Si ma mémoire est bonne, il a utilisé les termes de « sous-marinade » et de « périscope ».

    Je tiens donc à m’inscrire en faux sur ces allégations et je me permets donc d’apporter le démenti le plus formel.

    Le tournoi de Malakoff a mis en place un système accéléré qui empêche justement ce genre de pratique :
    Pendant 7 rondes, les joueurs de plus de 2000 ont 2 points de plus fictifs, les joueurs de plus de 1800 1 point. Et chaque série de 2 victoires donne 0,5 point de plus.
    Résultat : si on perd, on rencontre encore des joueurs forts. La moyenne elo de mes adversaires est à 1981 et celle d’Alexandre à 1899.

    A l’avenir, sachant que parmi les lecteurs, il y en a qui ont de vagues connaissances sur l’arbitrage et les appariements, j’attends plus de pertinence dans les commentaires…

    Aujourd’hui, j’ai rétabli l’égalité sur la partie d’il y a 2 jours.
    Gain en 12 coups avec une pendule qui affichait pour moi 1 h 31 (voyage dans le temps !).
    Alexandre perd dans une belle partie d’attaque contre un 2015.

  • Mon penchant pour la droite et mon penchant pour la gauche

    Mercredi, journée à double ronde.

    Pas de problème pour Alexandre qui domine vite ses deux adversaires 1656 et 1764 elo.

    Dans ma première partie, une Hollandaise où mon adversaire bétonne avec e3 d4 c3, je ne joue pas à gauche à l’aile roi mais à l’aile dame avec une attaque de minorité. Je réussis à lui créer un pion arriéré en c3, et après de longues manœuvres, je le gagne et gagne la partie.

    Dans la deuxième partie, face à une défense moderne où je joue d4 e4 f4, je ne joue pas à droite à l’aile roi, mais à l’aile dame en poussant c4 b4. Malheureusement, une petite combinaison de mon adversaire gagne la qualité. Dans une position complexe où mes pions avancés compensent la qualité de moins, on décide de faire nulle, sachant que mon adversaire et moi-même étaient fatigués de la partie du matin.

  • Flirt avec les extrêmes

    Nos deux parties de la cinquième ronde sont à ranger dans la catégorie des parties extrêmes.

    Je suis confronté à un 1619 elo, donc j’ai 400 points de plus. Il joue vite le début, je joue vite en improvisant contre une sicilienne Kalachnikov (contrairement à mon habitude) et joue un dixième coup désastreux. Au quinzième, bien décider à revenir dans la partie, je réfléchis 20 minutes et joue le puissant g3 pour développer mon fou en g2 et faire pression sur la grande diagonale. Mais c’était sans compter sur le talent tacticien de mon adversaire qui joua a tempo Cf3 + qui gagne la dame. Partie terminée en 30 minutes….

    Alexandre jouait contre un 2172. Il obtient une très bonne partie, sacrifie une pièce contre deux pions, puis sacrifie encore pour passer en finale. La finale est une finale de tours où Alexandre a un pion de moins. Il transforme en finale de Dame contre Dame et pion. Au 75ème coup, un coup de pion. Au 122ème coup, Alexandre se lève et va chercher l’arbitre Nadir BOUNZOU pour faire constater dans 3 coups la nulle. 123ème coup et après 6 h de jeu, son adversaire joue un coup vicieux de dame, laissant le pion. Alexandre joue le plus mauvais coup de roi possible (en enfilade sur le pion) et sa dame ne peut plus donner d’échecs ou prendre le pion. Partie perdue.

  • Difficile de percer au centre

    Alexandre n’a que des regrets. Il domine son adversaire 2044 elo et dans une position archi gagnante se trompe et perd.

    Pour ma part, j’étais opposé à un 1770. Je joue ma scandinave où le coup thématique pour les noirs est la percée e5.
    Mon adversaire a bétonné et je n’ai pu effectuer ce coup qu’au 37 ème et j’ai enfin pu gagner dix coups plus tard.

    A noter que dans ce tournoi, la Scandinavie est à l’honneur. Il y a l’équipe suédoise féminine et 6 jeunes joueurs norvégiens à plus de 2100.